BIOGRAPHIE 

Virginie Sarah-Lou

Auteure

Profession : Attachée territoriale

Virginie Sarah-Lou, auteure de 4 romans (1 fantasy/young adult et 3 feel good) ainsi que d’un guide pratique de développement personnel fun pour les débutants (avec la coparticipation de Christian Guillerme, auteur de thrillers).

 

J’habite dans le sud de la France et je suis la maman d’Eloïse, une petite fille espiègle de 11 ans. Je travaille dans la fonction publique territoriale depuis 2004.

J’adore le spectacle vivant, particulièrement, le théâtre, les one man shows, les concerts… J’ai pratiqué du théâtre d’improvisation pendant 3 ans et c’est une belle école pour développer sa répartie et son imaginaire.

 

En plus de l’écriture, je suis une grande lectrice. Un peu moins depuis que je compose des histoires, mais il m’était arrivé de lire jusqu'à 2 à 3 livres par semaines selon les périodes. Là, je suis plutôt sur un rythme de un roman par mois. Je suis assez éclectique dans mes choix, sauf pour les romances érotiques ou l’horrifique, cela n’est pas ma tasse de thé. Mais, heureusement, comme la musique et le cinéma, il y en a pour tous les goûts.

En 2019, 2 romans ont été édités par les éditions nouvelle bibliothèque. Malheureusement, cette dernière, pour certaines raisons, n’a pas réussi à faire sa place sur le marché compliqué de l’édition. J’ai donc récupéré mes droits et ces 2 romans sont à présent disponibles en autoédition.

 

«Et si on oubliait l’avenir...?» a été finaliste (3ème/332) DU CONCOURS DE L’ÉTÉ FYCTIA-TELE-LOISIRS 2019 (Marraine Virginie Grimaldi)

Genre - Feel Good

Ici, nous rentrons dans l’univers de Fabienne, une fausse médium au grand cœur.

 

«Et demain l’Eternité»

Genre - Aventure Fantasy et spirituelle – Young Adult

L’histoire d’une Archange rebelle qui s’est fait licencier du Paradis. Juliette/ HERI va devoir comprendre qui elle est vraiment et reprendre le chemin de son destin.

 

En 2020, mon 3ème roman «Et puis un jour, on s’en fout et ça fait du bien » a été publié aux éditions Ramsay. Toujours un feel good (sur le thème de réussir à vivre ses rêves) sur fond de comédie romantique. Cette belle maison d’édition me permet d’être réellement présente en librairie, et ça, c’est le bonheur absolu !

 

Mon 4ème roman sortira le 19 mai « Et tu m’as offert ton soleil » aux éditions Ramsay.

 

Du plus loin qu’elle se souvienne, Clémence voulait devenir magicienne afin d’obtenir le pouvoir de faire naître des sourires sur tous les visages qu’elle croisait. Son souhait le plus cher ? Rendre le sourire à sa mère et effacer tous ses tourments.

 

En 2020, alors qu’elle se considère comme « la chercheuse d’emploi de l’année », Clémence se voit proposer un poste de chargée de mission pour l’égalité femme/homme dans une entreprise de l’industrie de la parfumerie. Il lui faudra alors utiliser toute sa ténacité et son imagination afin de mettre en place des actions permettant de tisser du lien entre les individus. Le hasard des rencontres lui permettra-t-il de changer la couleur de ses deux univers ?

BIBLIOGRAPHIE 

I N T E R V I E W

1/ Virginie, et si on parlait un peu de vous ! Qui est Fabienne Montara, une mauvaise rencontre, une philosophe de 4 sous, une fabrique de rêves, une farceuse, une objectrice de consciences ou, comme dirait Voltaire, juste une charlatane ?

 

Une escroc bienveillante, cela existe ? J’ai envie de dire que oui 😉. Elle tente, avec ses moyens limités, de faire du bien autour d’elle en espérant qu’un jour, de vrais dons apparaîtront.

 

2/ «Et si » c’est une porte grande ouverte pour refaire le Monde ou pour s’en distraire ? Quel était votre état d’esprit lorsque vous avez posé les premiers mots de ce roman feel good très justement recommandé par votre mère : «Et si on oubliait l’avenir ?

 

En effet, « Et si », cela augure d’un choix ! Mais lequel ? « Et si on faisait autrement ? » « Et si on arrêtait de se mettre la pression pour ce que l’on ne sait pas ? ». Avec cette histoire, je voulais démontrer, avec une héroïne dont le métier est de prédire l’avenir, que le présent est essentiel, et surtout, que l’on ne sait jamais comment les choses vont se passer. Alors bien sûr, faire des projets est important, mais on ne vit pas dans le futur, on vit maintenant.

 

3/ Virginie, le vibreur d’un téléphone, ça peut briser un rêve ?  Plus sérieusement, qu’est-ce qui vous a poussé à écrire un roman feel good après un fantasy, le bruit de la vraie vie, l’envie de passer du vibreur à la musicalité plus colorée de l’humour ?

 

Il faut savoir que mon roman fantasy est teinté de feel good 😉 C’est une satire de notre société actuelle vue sous un angle plus… angélique. Il est vrai que les romans suivants n’ont pas la spiritualité du premier, néanmoins, ils abordent également la « remise en question », peut-être simplement avec plus d’humour, car le rire est un langage quasi universel pour faire passer quelques messages. Je souhaite clairement apporter du bien-être à mes lecteurs, c’est aussi pour cela que je me suis plus orientée sur le feel good pur pour les 3 derniers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4/ Entre la voix, certainement très suave, de Fabienne Montara de votre roman « Et si on oubliait l’avenir !» et la voix de crécelle de Madame Bétouche de votre roman : «Et puis un jour on oublie tout et ça fait du bien», y-a-t’il eut introspection, une pause-café du genre : «Et si je quittais deux minutes le fil de ma vie pour regarder dans le rétro ! » ?

 

Dire qu’il n’y a pas de ma personne dans mes romans serait mentir comme une arracheuse de dents 😉. Chaque protagoniste, que ce soit principal ou secondaire ont un bout de moi ou de mes proches. Après, il n’est pas question d’autobiographie, mais de questionnements que l’on peut tous avoir un jour ou l’autre. La remise en question est essentielle à notre évolution d’humain. Nous ne sommes pas les mêmes à 15 ans, 25 ans, 40, 55...

 

5/ Qu’est-ce qui vous fait écrire, Virginie ? Vous avez dit, je vous cite : « Faire pétiller les yeux et les coeurs de vos lecteurs...» Pouvez-vous, svp, nous en dire plus sur les yeux et les coeurs qui pétillent ?

 

J’écris ce que je suis (je suis plutôt de nature optimiste et enthousiaste) ;) J’ai besoin de faire du bien aux gens, de les aider à avancer, à relativiser, de les faire sourire et aussi réfléchir. La vie n’est pas un long fleuve tranquille, s’évader par la lecture est un cadeau que l’on peut s’offrir de temps en temps. Et puis, regardez les gens… Observez-les vraiment, ne voyez vous pas la différence dans le regard de ceux qui vivent entièrement et de ceux qui vivotent ? La lecture peut procurer des étincelles dans l’âme et des vibrations dans le cœur de nombreuses personnes, voilà ce qui m’intéresse. Mettre les gens dans une bulle de bienveillance et d’espoir, développer leur empathie pour mes personnages, et peut-être aussi, par ricochet, dans leur vie de tous les jours. Oui je sais, c’est très ambitieux et un brin utopiste 😉 mais je suis une grande rêveuse. Raconter des histoires, oui, raconter des histoires qui font écho et touchent les cœur, double oui. En tout cas, c’est ce que j’espère arriver à faire en m’inspirant de tout ce qui m’entoure.

 

6/ Virginie, si «les bisouilles» et les «mon coeur en sucre» exaspèrent Mathilde, l’héroïne de « Et puis un jour, on s’en fout et ça fait du bien! « qu’est-ce qui vous fait pétiller les yeux et le coeur ? Qu’est-ce qui vous fait crier «Géronimo» ?

 

Tellement de choses ! Je suis du genre à m’extasier sur la couleur d’un ciel, le bruit d’une rivière, un arbre majestueux, une personne dont la beauté d’âme inspire mon respect, un livre, un film, une musique qui me font vibrer également. Après comme tout le monde, voir ma fille sourire me rend forcément heureuse. L’Amour aussi, le vrai, celui avec le fameux grand A qui vous permet d’aimer et d’être aimé comme vous en avez besoin, de façon simple et naturelle. Il n’est d’ailleurs pas si courant que cela dans une société où souvent, me semble-t-il, il vaut mieux être mal accompagné que seul...

 

7/ Le feel good, c’est assez sympa pour en balancer, non ! Avez-vous des comptes à régler avec «le courage masculin» ou voyez-vous l’homme et la femme comme on pourrait voir Tom et Jerry ?

 

Je peux rire ? 😉 Aucun compte à régler 😉 il y a des hommes lâches mais aussi des femmes (même si c’est moins 😉), ce n’est pas, à mon sens une question de genre, mais de personnalité, d’éducation… Je vois le feel good comme le genre parfait pour faire sourire les lecteurs et relativiser parfois certaines difficultés de leurs vies, pas pour passer des messages féministes extrémistes. Pour moi, les hommes et les femmes sont complémentaires, on est différent, c’est évident, et il n’y a pas de meilleur ou moins bien (bon, sauf pour les salaires… 😉). A mon sens, on devrait juste être partenaire et j’espère le montrer dans mes romans. D’ailleurs, dans mon 5ème roman, pour 2022, mon personnage principal se prénomme Marcel, 94 ans 😉. Comme quoi, un feel good n’est pas toujours porté par un héros féminin.

 

8/ Dans la philosophie japonaise, on dit « Quand c’est grave, il faut être léger pour avoir le recul nécessaire au problème et trouver une solution». Est-ce là, votre philosophie d’écriture, votre ligne conductrice ?

 

Oui, oui et oui. Le feel good est parfait pour aborder des sujets lourds tels que le deuil, la dépression,… Il permet d’apporter de la lumière au milieu de l’obscurité et de donner de l’espoir. En revanche, il faut savoir doser pour rester réaliste. La vie n’est pas une grande route droite, elle est faite de virages, plus ou moins difficiles. Je pars du principe que rien n’arrive par hasard et qu’après la pluie, le soleil revient toujours.

 

9/ Et si, on se disait tout ! Pouvez-vous nous dire à quel âge vous vous êtes retrouvée pour la première fois devant une page blanche à remplir  ? Pouvez-vous nous dire ce qui a provoqué l’envie de prendre la plume ou le clavier ?

 

Depuis 2015, mais avec de nombreuses pauses… J’écrivais 15 jours, puis j’arrêtais 1 an... Je couche des mots sur le papier sérieusement et assidûment depuis janvier 2018. L’écriture coulait de source depuis longtemps, il fallait juste « oser » franchir le cap et la peur de l’échec. J’ai tellement de choses à dire… Les écrire est la meilleure manière de transmettre ma façon de voir la vie, et de se sentir mieux dans sa tête.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10/ Ce mois-ci sort votre dernier roman «Et tu m’as offert ton soleil». Le titre est magistral et pourrait-être ressenti comme un «Ouf» ou un «Yes» aussi magistral. L’amour, c’est plus fort que vous, que moi, que nous, que tout ?  Qu’allons-nous trouver dans ce nouveau roman ? Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

 

Ah l’Amour… Il est multiple, ici il est question de l’amour filiale. Comment une fille peut épauler sa mère depuis l’enfance en gardant elle-même la tête hors de l’eau ? Certaines relations familiales sont plus complexes que d’autres, il n’y a pas de jugement à avoir, c’est un constat. Nous n’avons pas tous les mêmes chances au démarrage selon d’où l’on vient et du foyer dans lequel on grandit. Clémence a été obligée de murir bien plus vite que ses amis. On la découvre à différents âges, avec en toile de fond, une existence en dent de scie, des périodes de doutes et de découragement, mais toujours, avec l’espoir qu’un miracle se produise. Ce roman montre également que le hasard des rencontres peut parfois bien faire les choses, et qu’il suffit d’un instant pour que notre chemin de vie bifurque vers la bonne direction.

 

11/ Avez-vous des rendez-vous à donner à nos lectrice et lecteurs pour les mois qui viennent ?

 

Vu la période, les rendez-vous ne sont pas simples ! Je serai néanmoins en dédicace pour la sortie de « Et tu m’as offert ton soleil » à la librairie Arts et Livres au Plan de Grasse (Alpes-Maritimes) le 15 mai après-midi. Les autres dates ne sont qu’hypothèses, aussi, je les annoncerai si ces dernières se confirment.

 

Chronique du Roman

" Et puis un jour on s'en fout et ça fait du bien"

Par Jeanne Pompier, grande lectrice de la plateforme et chroniqueuse du Magazine

 

 

Le titre donne déjà le ton, car l'auteure choisit ici le parti pris de casser avec les codes littéraires et nous invite à suivre la voie du cœur plutôt que de la raison. Ce choix osé et assumé nous embarque dans le quotidien de Mathilde, pour laquelle la vie va prendre un nouveau tournant.

 

Virginie Sarah-Lou semble avoir vécu à travers les yeux de Mathilde, tant le personnage est réaliste et sincère. De nombreux points que je vais aborder m'ont fait ressentir comme une connexion avec elle. Elle offre ici une vision fraiche et optimiste d'une vie qui a toujours la possibilité d'être transformée, et ce malgré les bagages qui la parsèment.

 

J'aime le ton léger et détaché que l'auteure emploi, comme l'exprime si bien la citation suivante :

 

page 13

" Je vais juste avoir envie de me suicider à l'agrafeuse dès lors

qu'elles auront commencé à dire du mal en cachette des unes des autres"

 

En approchant de la fin, j'ai bien cru tomber sur du déjà vu, mais j'ai été heureuse de constater que l'auteure nous proposait une autre approche, plus proche de la vérité et du respect de soi. Ces belles valeurs sont portées avec justesse et chaleur par les mots de l'auteure.

 

Pour résumer, Mathilde est une quadragénaire qui fait une rencontre sur le blog de voyages qu'elle a créé pour vivre ses rêves par procuration de celle des autres. Cette rencontre va être la base sur laquelle l'histoire se construit et pour laquelle nous apprenons à découvrir Mathilde. Cette rencontre sera la goutte d'eau qui fera déborder l'eau de sa vie trop flasque, bouleversant ainsi sa vision de la vie, et l'amenant à faire des choix pour vivre ses rêves et non rêver sa vie.

 

Avant la plongée dans sa vie présente, l'auteure nous donne à lire un pan du passé de Mathilde en tant que lycéenne. En effet, sa professeure de français de l'époque proposait la rédaction suivante à ses élèves : "comment vous imaginez-vous dans vingt ans ?"

 

La réponse de notre héroïne fuse tel un trait bien net sur sa copie. Elle rêve de voyages, d'aventures humaines et de beaux enfants. Parmi les trois, seul le dernier souhait, dont elle est fière s'est réalisé, mais le reste de sa réalité la laisse échouée sur les rives de la routine et des regrets.

 

La réalité est qu'elle est affublée d'un petit ami pot de colle et aveugle par l'histoire éteinte qui se joue entre eux, d'un ex mari toujours épris d'elle, de collègues de travail lâches ou à la langue bien pendue, du même emploi qu'elle exerce depuis plus de 10 ans, dans le seul endroit qu'elle s'était promis de fuir, et de rêves échoués au large de ses 20 ans. Ses seuls bouffées d'air, ce sont ses deux rayonnants enfants, qui lui procurent beaucoup de satisfaction et de fierté. Elle a par ailleurs gardé le lien avec Cédric, son ami d'enfance qui l'a toujours encouragé et soutenu, malgré les choix complexes qu'elle ait pu faire pour en arriver à sa situation actuelle.

 

Parmi ce brouillard ambiant, elle est l'administratrice d'un blog de voyages au succès croissant, qu'elle a crée pour se donner du baume au cœur à travers le regard des autres. Parmi ses visiteurs, un inconnu, Antoine85, lui laisse un message privé, qu'elle lit par curiosité. Celui-ci lui demande pourquoi elle ne poste aucune photo alors qu'elle est à l'origine du blog de voyages.

 

Surprise, Mathilde pense que cet Antoine85 n'est autre que son ami Cédric qui s'amuse à lui faire une blague, mais bien que persuadée de cela, les échanges se poursuivent et Mathilde se laisse prendre au jeu des correspondances. Remplie d'un nouvel élan de vie, celle-ci s'émancipe peu à peu de ses peurs et croyances parsemant les rives de son quotidien, et de sa vie.

Antoine est le personnage qui va réveiller Mathilde, et dont l'importance va croître tant et si bien que le reste de son univers va en être positivement impacté.

 

Ces ainsi qu'elle découvre que les personnes qu'elles côtoient changent de visage au contact de celle qu'elle découvre être véritablement. Certains se dévoilent avec tendresse, tandis que d'autres se laissent engloutir par leur égoïsme.

Elle va aussi constater que la vérité et l'amitié sont parfois plus proches qu'il n'y paraissent.

 

Du côté des personnages, j'aime beaucoup l'importance que donne l'auteure à Clarisse et Joshua,  les enfants de Mathilde, à qui elle a su transmettre stabilité, amour et confiance en soi, et qui ont un impact très positif sur leur mère. Lors des retrouvailles avec ses enfants, qu'elle récupère toutes les deux semaines, suite à la garde partagée qu'elle a mise en place avec son ex mari, elle peut se confier à eux, avec simplicité, et ces derniers l'écoutent et rebondissent sur ses propos avec justesse et bienveillance. C'est très beau et réconfortant. Cela me fait dire que Mathilde propage de belles valeurs autour d'elle, ne serait-ce qu'avec l'exemple qu'elle a su transmettre à ses enfants.

 

Quelques citations viennent illustrer mes propos à ce sujet :

 

p. 57 " Mes enfants sont ce que j'ai de mieux réussi dans ma vie, si ce n'est pas la seule chose..."

 

p. 78 "- Alors les enfants, ce que j'ai à vous dire n'est pas grave... mais Franck et moi... Mes mots ne sortent pas. j'ai tellement peur de l'impact que ça peut avoir sur eux, sur leur équilibre [...] Je n'ai pas le temps de reprendre mon souffle que Clarisse enchaine en posant une main sur mon genou. - Soit vous allez habiter ensemble, soit c'est terminé, c'est ça ... ?

Mes yeux triples de taille, [...] D'où sort-elle cette perspicacité du haut de ces douze ans ?"

 

p. 79 " - Maman, Franck, on s'en fout un peu... ce qui compte  c'est toi, ce qui te fait plaisir et te rend heureuse, intervient Joshua. [...] Mes ados se sont transformés en psychanalystes en puissance, à mon plus grand étonnement."

 

J'ai aussi beaucoup de respect face à l'attitude maternelle que Mathilde fait naître auprès d'une personne qu'elle croyait à première vue fausse et méchante. Cette personne qui est plus âgée que notre protagoniste (je tairais son prénom pour éviter de tout dévoiler de l'histoire) décide de faire tomber le masque et se raconte à travers la vie qu'elle s'est bâtie par dépit. Elle offre à Mathilde la possibilité de faire mieux qu'elle, et d'oser vivre ses rêves.

 

Mathilde trouve même une force auprès de son ami d'enfance Cédric, auprès de qui elle s'est sentie jalouse, apprenant qu'il avait trouvé un métier idéal dans un pays idéal, et qui la soutient dans chaque petit changement qui jalonnent sa vie.

 

En se réveillant à elle-même, Mathilde s'enrichit de la beauté qui l'environne, et fait rayonner sa personnalité sur les êtres qui l'entourent.

Elle apprend à être la meilleure version d'elle-même. Et ce changement, elle le doit à Antoine85, qui va faire éclore les pétales de la petite plante en sommeil qu'elle était.

 

Mathilde est une belle personne qui avait besoin de trouver une oreille attentive auprès de personnes qui l'accueillent et l'acceptent telle qu'elle est. C'est un personnage plein d'empathie et d'humanité, comme la citation qui va suivre me l'a fait constater : p. 14 " Les gens ne se rendent pas compte de la portée négative que peuvent avoir de tels propos, qu'ils soient vérifiés ou non. Ce manque d'empathie est impressionnant. Voilà pourquoi la presse people fonctionne si bien : la grande majorité des humains aime se mêler de ce qui ne les regarde pas."

 

CONCLUSION ...

 

Ce roman m'a fait du bien. Il a su me faire voyager dans le quotidien d'une femme courageuse, qui a su reprendre en main les rennes de sa vie, malgré les aléas que la vie lui réservait. Mathilde a renforcé ma foi dans la joie des petites victoires de la vie, et de l'importance de s'accueillir et de s'accepter telle que nous sommes.

Virginie Sarah-Lou redonne le sourire et l'espoir de se sentir meilleur au gré de nos rencontres, et d'accepter de voir le soleil nous redonner de l'aplomb malgré les périodes de tumultes et de grands vents.

 

Mathilde a su saisir les signes que la vie lui envoyait, et aller de l'avant en accord avec ses rêves et son cœur.

 

Avec ce troisième roman, Virginie Sarah-Lou signe là une histoire qui fait réfléchir posément à sa condition d'être soi dans un monde où tout est sous contrôle, et où le masque social prédomine parfois sur les sentiments. Etre heureux est une marche à suivre, et non une finalité. C'est ce que Mathilde essaie de nous communiquer, et je l'en remercie car, avec elle, l'espoir et le bonheur s'entretiennent à chaque instant.