“La vérité est dans la consistance.”

Edgar Allan Poe

Les éclats de mots de Jeanne

P a s s i o n   E m o t i o n   P a r t a g e

 

Combattre les maux avec des mots
Je vous en fais même la démo

 

Les mots qui guérissent...

 

Les mots ont cette faculté d'enclencher des leviers en soi qui nous amènent à nous questionner, à nous nous cultiver et même à nous améliorer. Ils ont le pouvoir de gai-rire si nous acceptons de les accueillir. L'écoute ou la perception de certains sons par les mots provoquent comme une décharge intérieure qui réveille des évènements et des sentiments enfouis ou laissés en sommeil. Nous sommes des êtres envahis de mots et d'informations, mais lorsque nous prenons un temps d'écoute pour les observer, les mots deviennent nos miroirs. Ils dévoilent alors leur pouvoir de guérison ou de destruction.

 

Ce que j'aime à travers mes lectures, et toutes les interactions avec les personnes qui jalonnent ma vie, c'est leur faculté à activer ou réactiver certains mots chez moi, qui peuvent parfois créer un certain inconfort, et où réside pourtant un début de réponse à mes maux intérieurs. Il y a bien entendu des échanges ou des rencontres qui se passent de mots pour se comprendre, mais tout dépend de la situation. Certaines remarques ou retours peuvent nous élever, comme d'autres nous faire flancher du côté de l'ombre. Les mots peuvent avoir un effet sur l'âme selon l'intention par laquelle ils sont émis.

 

Oser poser un mot sur les blessures ou les expériences de nos vies peut nous mener sur des sentiers insoupçonnés. C'est pourquoi, l'exercice de l'écriture et de la lecture à voix haute, voire, de l'écoute consciente pour des textes, est essentielle. Elle offre la possibilité de s'exprimer, de se raconter pour peut-être arriver à guérir ou s'accepter. Ce que j'entends par "l'écoute conscience des textes", c'est la manière dont nous nous positionnons lors d'une écoute de lecture de textes littéraires. Ces derniers, choisis selon l'intention souhaitée, peuvent avoir une réelle répercussion sur l'esprit. C'est ce que j'ai constaté lorsque j'ai choisi des textes de différentes époques et de styles narratifs variés à lire pour des élèves de seconde lors de mon service civique. Certaines phrases ou situations leur ont fait écho, soit pour les avoir vécues, soit pour les avoir ressenties ou vécues par l'intermédiaire d'une tierce personne.

 

Les mots peuvent résonner en nous quand ils sont lus en accord avec notre âme, notre état de présence et de conscience de l'instant, en lien avec notre vécu et nos émotions du moment. C'est un peu comme un rendez-vous avec soi, dans l'accueil du soi présent. Les mots ont le pouvoir de donner, de faire ressentir lorsqu'ils sont animés par la voix de l'homme.

 

Partager une lecture avec quelqu'un peut être une invitation silencieuse à donner la parole. Les mots sont cette force muette qui trouve toute sa résonnance et son intensité dans la lecture à voix haute.

A partit du moment où les mots sont partagés dans une posture d'accueil, par les formes d'expression de l'écriture et/ou de la lecture à voix haute, ils commencent leur percée en nous, vers notre cœur. L'intention est la clé du message transmis.

 

Des mots d'amour murmurés,
sont parfois plus forts
que des mots criés avec conviction.

 

Les mots résonnent différemment lorsqu'ils se retrouvent face à la porte de notre conscience. Recevoir un mot gai-risseur demande un certain d'état de présence à soi-même.

Le Pouvoir des mots !

Le pouvoir des mots !

Les mots qui révèlent...

Ce qui me plait à travers les mots, c'est leur faculté de nous révéler à nous-mêmes quand nous leur donnons la place de s'inscrire en nous.

 

L'emploi des mots dans nos vies nous anime d'une force qui nous aide à aller de l'avant, et à revenir à soi. L'importance des mots par l'écriture nous touche à l'âme. Ils deviennent les petits soldats de papier qui nous soutiennent pour découvrir la vérité, qui se tient au garde à vous de nos pensées.

 

Nos pensées sont comme un moteur qui régit notre quotidien, notre présent et nos actes. Quant à nos mots, ils sont davantage comme des petits sentiers à suivre qui guident nos pas dans la direction que nous leur accordons.

 

Pourquoi certains mots nous sont plus familiers que d'autres, et pourquoi d'autres mots nous laissent indifférents ? Ce sont tout simplement les gardiens de notre histoire. A leur manière, les mots sont des compagnons de route qui reflètent notre personnalité, notre moi intérieur.

 

Nos mots façonnent nos pensées et si nous décidons ceux qui nous accompagent alors nous choisissons la vie que nous souhaitons vivre.

 

Lorsque j'accepte d'accueillir ce que les mots ont à m'offrir à travers les messages qu'ils véhiculent ; certains y verront des signes et d'autres des hasards, j'accède alors à un nouvel état de conscience, voire de bien être. Ce que j'exprime ici, c'est ce sentiment de reliance à notre moi véritable qui sommeille en nous, alors que le masque social prend le dessus au quotidien. Nous avons tous en nous une petite voix qui nous guide pour nous aider à nous élever, et chacun est sur Terre pour une raison qui est propre à chacun. Les mots peuvent nous aider à réactiver cette mission qui est la nôtre. En cela, le pouvoir des mots se révèle. Ces derniers se projettent en nous, lorsqu'ils se sentent appeler. C'est un peu lorsque comme lorsque l'auteur a une soudaine envie d'écrire, au chevet de l'inspiration qui se réveille. Il est alors en phase avec la vie et sa conscience est connectée à ce qui est vrai et juste pour lui. Ces mots sont fluides et le message qu'il délivre est alors clair et percutant.

 

Pour donner une exemple, à travers le roman intitulé La rivière à l'envers, de Jean-Claude Mourlevat, nous sommes amenés à suivre les pas de Tomek, un adolescent de treize ans, qui chemine sur les traces d'Hannah, une jeune fille qui a touché son cœur et pour laquelle il souhaite porter assistance. Alors qu'il a commencé son voyage pour la retrouver, il traverse un champ de fleurs, aux dangereuses effluves qui ont pour effet de le plonger dans un profond sommeil. Seuls les mots qui lui correspondent vont pouvoir le réveiller. Il s'avère que pour Tomek, les mots qui réveillent sont "Il était une fois".

 

En fait, ces mots sont ceux qui lui permettent de revenir à lui, et agissent tel un levier sur sa conscience de lui-même.

Cette métaphore est là pour exprimer ceci :

les mots ont un pouvoir qui se révèle à nous

si nous apprenons à l'écouter, à le percevoir et à l'accueillir.

 

Dans l'exemple que j'ai cité, peu importe la longueur de la phrase ou le choix des mots, c'est l'intention qui a réveillé l'âme de notre dormeur.

 

Ecrire et lire nous aide à nous définir, et grâce à nos mots nous faisons entrer la lumière pour éclairer nos parts d'ombre. Les mots deviennent alors des compagnons de route, que l'on peut considérer comme des moyens de nous éveiller et de nous réveiller à nous-mêmes. Choisir les mots qui nous réveillent, c'est offrir au monde la personne que nous souhaitons être, et qui est véritablement à sa place.

L

es mots qui transforment...

Si la pratique des mots positifs est aussi concluant en termes de résultats, et si autant de personnes sont attirées par ces pratiques, c'est parce qu'ils ressentent au fond d'eux-mêmes les mots qui les unissent à eux-mêmes.

C'est pourquoi je sais qu'écrire me rapproche de ma vérité, car je sais sincèrement qu'exprimer les mots qui me correspondent, me permet de m'affirmer, et de communiquer ma sympathie à travers cette richesse qu'est l'écriture et l'expression de soi.

 

Les mots sont libérateurs et aspirent à nous accompagner. C'est grâce à nos mots que nous pouvons calmer l'ascenseur émotionnel de nos vies.

 

Mettre des mots sur les maux,

c'est un acte de courage pour oser être soi.

 

Beaucoup de personnes vivent enfermées dans des prisons de maux, à ruminer des mots intérieurs qui les rongent, sans véritablement avoir conscience d'être prisonnières. Il suffirait simplement de laisser ces mots s'envoler, en les exprimant auprès d'autres personnes, et permettre ainsi à la prison de disparaitre. En cela, les mots sont la matière qui permet de modeler nos vies.

 

Les mots sont pour moi ce que la sève est pour l'arbre. Ils me façonnent et me définissent, sans pour autant m'étiqueter ou m'enfermer derrière un costume de scène sociale. En cela ils me donnent le pouvoir de me créer, et d'écrire mon histoire, que je suis libre ou non de partager.

Les mots deviennent alors l'essence de notre vie. Ils se placent juste après nos besoins vitaux. La matière à modeler qu'est le moi, prend forme au contact des mots, et de la façon dont nous les utilisons, et les observons s'installer dans nos vies.

C'est par le voyage intérieur que se créent les plus belles histoires de l'humanité. Les mots sont simplement des guides pour nous amener à nous regarder en face à face, et réaliser qui nous sommes vraiment.

Ils sont comme un tissu déployé face à nous que nous choisissons d'enrichir au fil de nos expériences.

 

Quand je me retrouve face à face avec l'inspiration, et ma plume en main, un sentiment de plénitude m'anime et mes doutes s'envolent dans le vent. La toute puissance de l'instant s'arrime au sourire de mon âme. Les pensées glissent alors sur moi telles des vagues parfaites qui impulsent un courant harmonieux dans ma lancée créatrice. Parfois, le courant est trop fort pour moi qui arrive rapidement à la nage, et je me trouve balayée par une immense vague, mais après ce temps, je reprends ma respiration, et j'ai de nouveau l'impulsion de revenir à la charge, bien mieux préparée pour accueillir le nouvel entrain.

C'est un peu comme lorsque nous commençons une course à pied. C'est souvent une phase difficile, car le corps prend un nouveau rythme, qui lui demande un certain effort et une certaine concentration. Les pensées toujours en marchent se mettent à casser l'esprit de phrases assassines si nous leur laissons prendre trop de place. Mais, lorsque le rythme se cale à nos petites foulées, alors c'est l'évidence. Les mots se transforment et rebondissent contre les parois de notre pensée. Nous pouvons décider à ce moment-là de nous définir et de transformer nos maux en mots. Par exemple, "c'est dur, et trop compliqué pour moi", devient alors un "j'ai déjà tenu 10 minutes, je suis fier/ière de moi", se crée alors un espace de possibles.

 

Ecrire ses mots est profitable pour qui sait prendre le temps de les coucher sur papier ou des les délivrer à voix haute. A la différence, une suite de mots ou un trop plein de mots peut parasiter l'esprit en écoute, en accueil de soi. Les mots sont simplement là pour nous aider, nous montrer la voie, et cela dans tous les domaines de notre vie.

 

Au final, peu importe de l'emploi qu'il est fait des mots. Ils sont des guides qui peuvent nous aider à orienter nos pensées et notre regard sur le monde.

Nos maux couchés en mots nous rendent acteurs humbles de nos vies.

Ecrire sa vie, ses pensées, ses mots, c'est comme se donner vie une seconde fois, avec la possibilité de nous définir.

Les mots ont une résonnance, ils envoient des signaux et des sons qui appellent à d'autres signaux, d'autres sons, et créent des résonnances. Les mots sont source de vie, et là où la vie circule, les rêves sont à porter de nous.

 

Oser écrire votre vie, oser dire ou lire votre vie pour transformer la personne que vous êtes en accord avec ce que vous êtes.

 

Les mots sont nos alliés, alors prenez soin de choisir vos mots pour prendre  soin de vous.