Préambule

 

Son manuscrit terminé, l'auteur doit impérativement mettre en forme ce dernier pour le transformer en "Livre".

 

Ce travail il le fera avec son éditeur ou seul, s'il est auto-édité. Ce qui suggère quelques conseils pour ne pas devoir changer, tous les quatre matins, ce qui est la vitrine ouverte de son ouvrage ou pire encore, faire de ce travail de finition, un frein à la vente. 

 

L'auteur émergeant doit donc réfléchir sur différents axes avant d'enclencher les travaux d'impression du livre,   son enregistrement officiel à la Bibliothèque Nationale et sa présentation publique.

 

Le Choix du format, du papier, de la caligraphie, de l'illustration, des informations indispensables (Titre, nom de l'auteur, édition, ISBN, Genre) mais aussi, les informations de 4ème de couverture , bref, tout ce qui doit déclencher chez les lectrices et lecteurs l'envie d'acheter le livre d'un illustre inconnu doit être pensé, murement réfléchi et respectueux des règles élémentaires de communication.  

 

Il faudra également à l'auteur de réfléchir au mode de commercialisation souhaité : Numérique et Papier, Exclusivement Numérique ou exclusivement Papier.

 

Le tout générera, que l'auteur en soit conscient ou non, un ensemble de coûts qu'il est préférable de maîtriser dès le commencement des opérations par la détermination d'un budget global.

 

La 1ère et 4ème de Couverture,

Bien plus qu'une affaire d'impression !

Par Stéphane Théri

 

Bien plus qu'une affaire d'impression...

 

La mise en forme d'un livre est donc bien plus qu'une affaire d'impression. 

 

LA NOTION DE MARQUE :

 

Sur un marché plus que concurrentiel, l'auteur émergeant, donc inconnu du grand public, a deux images à construire : Son image d'auteur et l'image de son livre.

 

Sans notoriété et donc sans image, l'auteur émergeant doit mettre en avant son nom et rendre attractif le contenu de son ouvrage.  

 

Attention, de nombreux auteurs émergeants démarrent avec des éditeurs émergeants, eux aussi, et tout reste à construire POUR LES DEUX PARTIES.

 

Qu'il soit édité ou auto-édité, cette démarche s'inscrit dans le temps mais démarre, pour le meilleur ou pour le pire, avec le 1er livre. Un auteur édité par un éditeur devra s'assurer que son éditeur dégage bien un budget communication pour construire et développer au mieux sa notoriété et son image tout comme la visibilité et l'image de son 1er ouvrage. Par voie de conséquence, la qualité de finition de l'ouvrage présenté devra-être optimale, c'est-à dire :

 

  • Un livre issu d'un manuscrit passé dans les mains d'au moins un correcteur professionnel ou une correctrice professionnelle,
  • Un format de livre intelligent, aux dimensions soigneusement définies et non farfelues, apte à la présentation d'une collection
  • Un papier de qualité pour le livret intérieur,
  • Une mise en page aussi professionnelle que la pagination,
  • Une couverture soignée ( choix d'un papier de qualité, un visuel adapté, une caligraphie ou police de caractère bien calibrée (pas trop grande, pas trop petite et lisible), une charte graphique cohérente, des finitions marquantes lorsque c'est nécessaire et budgetairement possible : Gaufrage, embossage, pélliculage mat ou brillant, vernis, etc.
  • Les informations d'usage sur la 1ère de couverture : Nom de l'auteur, titre, Sous-titre si nécessaire, Genre, Maison d'édition
  • Une 4ème de couverture vendeuse, accrocheuse, pas n'importe quoi, pas n'importe quel extrait mais des informations capable d'attirer l''attention , de susciter la curiosité et l'intérêt des lecteurs et lectrices ou de la population ciblée ( femmes, hommes, retraité(e)s, ados, jeunes, très jeunes, petits ou autres).

 

Si les grandes maisons d'édition appliquent ses règles par expérience, un auteur émergeant, tout comme un éditeur émergeant, peut réussir à construire son image, sa notorité et du coup, celle des ouvrages présentés en acceptant l'idée d'aller encore plus loin et tout de suite construire un S.I.V

 

Système d'Identification Visuelle

capable de susciter l'attention du lecteur et son intérêt, être facilement mémorisable et compréhensible

POUR DEVENIR UNE SIGNATURE RECONNUE DE TOUTES ET DE TOUS

 

ILLUSTRATION : 

 

Si je prends l'exemple de Virginie Sarah-Lou, il est aisé d'identifier une signature éditoriale par le biais des couleurs, du titre, de la police de caractère et du format de ses ouvrages.

 

Les

3 ouvrages

de

Virginie Sarah-Lou

Conseils & astuces

je prends la couverture de "La corde de Mi" de Christian Guillerme, lauréat du 1er Prix Terhoma des lecteurs, force est de constater que la couverture a, elle aussi, été plébiscitée par les lecteurs. Le visuel sert le propos et projète le lecteur immédiatement dans l'univers et l'ambiance de ce thriller.

Ouvrage et couverture sont de concert Numéro 1 !

Si

Pour terminer, quelques vérités....

 

  • Pas de visuel de 1ère de couverture, c'est mieux qu'un mauvais visuel ou qu'un visuel de 1ère de couverture qui n'apporte rien ou pire encore qui génère une dissonance et éloigne les lecteurs,

  • Un vilain papier ou papier bas de gamme peut éloigner le lecteur et créer une dissonance par le sens du toucher,

  • Une mauvaise mise en page est une dissonante qui gêne le lecteur et qui créé une dissonance et éloigne les lecteurs,

  • Une mauvaise police de caractère génère une dissonance et peut éloigner les lecteurs,

  • Une présence trop importante de fautes d'orthographes ou de coquilles de grammaire et conjugaison génère une dissonance et éloigne les lecteurs,

  • Une mauvaise charte graphique génère une dissonance et peut éloigner les lecteurs,

  • Un mauvais format, trop grand ou trop petit, peut également créer une dissonance et éloigner les lecteurs.

 

Si une dissonance n'est pas fatale, l'accumulation de deux ou trois dissonances sur un même ouvrage et c'est la perte sèche des lecteurs potentiels ! Fait important, vous ne le verrez pas et ne le saurez peut-être jamais, une fois votre livre mis sur le marché.