Pascal Brunet 

Auteur

I N T E R V I E W

1/ Pascal, «En dépit des apparences» est votre 1er roman. Qu’en avez-vous dégagé en votre qualité d’auteur et en tant qu’individu ? Etait-ce un rêve de gosse ou une envie subite d’écrire qui répondait à un besoin ?

 

C’est un peu des deux. L’envie d’écrire a toujours été là, mais je n’en avais pas le temps. Il aura fallu un gros problème de santé pour créer cette opportunité en me laissant un temps libre que je devais combler. La publicité étant un milieu où les apparences font loi, où le mensonge prime sur la vérité et où le doute n’a pas sa place, le sujet de ce premier roman était tout trouvé ! il a ensuite fallu une période de gestation pour que cette parabole prenne vie. Cela fut pour moi comme une sorte d’exorcisme.

 

2/ Vous semblez être attaché autant aux mots qu’aux images. Quels rapports avez-vous avec ces deux modes d’expression ?

 

Mon passé professionnel est encore responsable. Un publicitaire attache autant d’importance au visuel qu’à la rédaction d’un slogan. Il faut savoir synthétiser au maximum pour une plus grande efficacité. Un seul mot sur une image bien choisie doit être plus percutant qu’un long discours explicatif. Quand on est au volant, on a que quelques secondes pour déchiffrer un panneau publicitaire, il faut donc être concis pour étre efficace.

 

3/ Si je vous dis que votre plume est filmique, est-ce que je me trompe, suis-je dans le vrai  ? Pouvez-vous nous éclairer ?

 

Je pense que vous avez raison, car j’imagine chaque scène comme si elle devait être tournée, mais ce doit être le cas pour tous les auteurs, il me semble. Je dois ressentir le lieu, les conditions climatiques, peut-être les odeurs, l’ambiance générale de la scène, avant d’y placer mes caméras virtuelles. Puis, seulement, j’y plante mes personnages.

 

4/ Après l’action, prédomine dans vos écrits, la notion d’éloignement géographique, de voyage. Pourquoi avoir choisi la Louisiane pour votre 1er roman ?

P O L A R   &   T H R I L L E R

Profession : anciennement Directeur artistique dans la publicité

 

Biographie : 

Né à Tours en 1964, Pascal Brunet a longtemps travaillé en tant que créatif dans la publicité, notamment à Paris, Reims et Nancy.

À la suite d’un burn-out magistral, il a décidé de tout plaquer pour se consacrer à l’écriture.

En dépit des apparences est son premier roman.

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9/ Quel genre de lecteur êtes-vous ? Existe-t’il un ou des liens entre vos lectures d’hier et vos écrits d’aujourd’hui ?

 

J’ai été un lecteur compulsif. Il m’arrivait de lire jusqu’à quatre livres en même temps que je choisissais en fonction de mon humeur du moment. À cause du burn-out, j’ai quasiment arrêté de lire du jour au lendemain, sans aucune explication. Aujourd’hui, mes écrits sont plus basés sur les films que je regarde. Je capte une ambiance, une lumière, un regard, et je me dis : voilà ce que je veux restituer pour telle scène !

 

10/ Quelle part de votre quotidien consacrez-vous à l’écriture ? Etes-vous régulier ou répondez-vous à des impulsions générées par des temps de recherche d’idées, des temps morts ?

 

Je n’ai malheureusement aucune régularité dans l’écriture. Je suis capable de retourner une scène dans ma tête pendant plusieurs jours jusqu’à ce qu’elle corresponde à ce que j’en attends. Et puis un autre jour, les pages vont s’enchaîner naturellement, sans que je sache pourquoi.

 

11/ Les critiques sont plutôt très positives sur vos extraits, qu’en dégagez-vous ?

 

J’ai écrit d’abord pour me faire plaisir, je ne me suis mis aucune pression. Et puis, j’ai découvert que je pouvais donner de ce plaisir à des lecteurs ! C’est pour moi une excellente surprise dont je ne me remets toujours pas. L’incrédulité sommeille, elle n’est jamais très loin !

2/ A quelle date pensez-vous avoir terminé « Delta song » ?

 

 Si tout va bien, je pense pouvoir présenter un manuscrit avant la fin de l’année.

Pour Lire la chronique de Delphine sur "En dépit des apparences, cliquer sur la couverture

Delta Song est actuellement

le 4ème livre le plus apprécié

des lecteurs de la plateforme www.pasvupaslu.com 

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La Louisiane n’a pas été choisie au hasard. J’avais besoin d’une ambiance lourde et moite où les chemises collent à la peau comme certains préjugés. L’histoire se déroule en deux époques, l’une en été, où la chaleur suffocante entrave les personnages dans leurs réflexions, et l’autre en automne où les trombes d’eau tentent de délayer la boue qui entache certains protagonistes, en vain.

 

5/ Certains de vos personnages semblent être taillés dans le roc et forts de tempérament quand d’autres semblent au contraire chercher des réponses simultanément sur eux-mêmes et l’intrigue dans laquelle vous les avez plongés, est-ce le reflet de vos interrogations de vie ou juste des astuces pour balader vos lecteurs ?

 

Mes personnages sont humains avant tout. Personnellement, j'étais plus sûr de moi à dix-sept ans qu'à cinquante. Adolescent, on est plein de certitudes avec l’envie de changer le monde, chevillée au corps. La cinquantaine passée, on est peut-être plus enclin à dresser un bilan et formuler des regrets. Mais, effectivement, c'est une interrogation personnelle.

 

6/ Dès le début de votre deuxième roman « Delta Song» le lecteur n’a pas d’autre choix que celui de foncer tête baissée dans une scène qui a elle seule et en quelques lignes trace le portrait d’un personnage violent et sans pitié, aux dialogues sans équivoque. Dans quel univers avez-vous décidez de nous plonger ?

 

C’est effectivement un univers plus sombre que dans mon précédent polar, mais il y aura également des passages plus légers qui permettront aux lecteurs de souffler un peu.

En voici un résumé : Texas, début des années 60, un groupe d’hommes que tout oppose se retrouve dans la chambre d’un motel miteux pour mettre au point une mission particulière. Cette opération, si elle réussit, risque de bouleverser l’Amérique entière et peser de toute sa noirceur sur le reste du monde. Frankie dira : ça avait mal commencé, il n’y avait aucune raison pour que ça se termine bien !

 

7/ Vos couvertures incite à penser que vous vous lancer dans une saga, vrai ou faux ?

 

La couverture de Delta Song est temporaire. Non, ce n’est pas une saga, les deux histoires n’ont aucun rapport.

 

8/ Est-ce que l’écriture de Delta Song vous parait plus facile ou plus difficile que votre 1er roman et pour quelles raisons ?

 

Cette histoire me vient plus naturellement que la première, elle est aussi plus folle, plus extravagante. Je peux y mettre encore plus de choses personnelles… mais je vous rassure, le personnage de Stamper est purement fictif ! L’écriture est donc plus spontanée et sans doute plus fluide que dans le premier.

 

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DELTA SONG

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