Gwendoline Cachia

Auteure

A C T U A L I T E

 

4/ Quand d’autres auteurs restent bloqués sur une page blanche et plafonnent péniblement autour des cent pages, vous semblez posséder une plume avide et dévoreuse de pages blanches. Avez-vous une recette particulière d’écriture ?

 

Je n’ai aucune recette à dévoiler. Comme je l’ai dit, l’écriture est mon loisir. Certains font du sport, du shopping, des activités qui leur font du bien, moi, j’adore être devant mon ordinateur et écrire. Malgré ce que l’on pourrait croire, cela me vide la tête et m’aide à décrocher du quotidien. Je m’évade complètement. Je ne me force jamais à écrire. Je le fais quand l’envie est là. Je laisse aller mes personnages, ils m’entraînent… parfois un peu loin, alors je les recadre 😉 Je me laisse porter par eux et l’histoire.

 

5/ Ce qui surprend à la lecture des premières lignes de votre saga, c’est la richesse de votre imaginaire et votre faculté à embarquer les lecteurs dans celui-ci. Alors que d’autres sont terrorisés à l’idée de sortir un 2ème roman, vous proposez, comme ça, d’emblée, 3 volumes dont le premier fait plus de 500 pages. Est-ce un challenge personnel , un défi que vous avez lancé au genre ou une saga si extraordinaire qu’elle réclame ce volume d’écriture ? N’avez-vous pas peur de tomber en panne d’inspiration ou de perdre le lecteur en route ?

 

Pour « Une Ombre sur l’Univers », au tout début, ce devait être un one shot. Après avoir dépassé les 600 pages, je me suis aperçu que mes personnages avaient encore beaucoup à dire et à vivre. Je ne voulais pas les brider, alors je me suis dit ; « tu feras en deux parties »… Bon, décidément pas maîtresse de mes héros, en voyant que j’arrivais à 1300 pages, je n’ai rien pu faire d’autre que d’en faire une trilogie. C’est vrai que c’est un risque pour un nouvel auteur. Est-ce que les lecteurs me suivront ? Personne ne peut le dire à part eux. Mais beaucoup m’ont déjà demandé une suite à « SG », alors je me dis que leur proposer une trilogie pourra les satisfaire. Peut-être que je vise trop haut, trop loin, mais je ne pouvais pas brider mes personnages et bâcler la fin sous prétexte que c’était trop long. L’histoire demande 3 parties pour se dévoiler complètement alors je suis le mouvement 😉

Pour l’inspiration, je n’ai aucune crainte. Ce n’est pas de la prétention, mais j’ai une foison de monde très différents dans ma tête…

 

6/ Gwendoline, que trouvez vous le plus difficile,  écrire , vendre, trouver un éditeur, se faire un nom ?

 

La question est très difficile ! Se faire un nom n’est pas ma priorité, donc, cela ne m’angoisse pas, je ne m’en occupe pas.

Écrire est assez simple pour moi, les idées sont toujours présentes.

Trouver un éditeur est une tâche très ingrate. C’est long, fastidieux de cibler les bons en rapport avec les écrits, les réponses se font souvent attendre (quand elles arrivent) et les lettres de refus peuvent démotiver. Je n’ai jamais lâché. Pour ma trilogie, je l’ai envoyée à beaucoup de ME, mais si je ne trouve pas, heureusement, aujourd’hui, l’autoédition est beaucoup plus accessible qu’il y a dix ou quinze ans. Ce sera ma dernière option, mais je ne laisserai pas mes personnages au fin fond de mon disque dur.

Je crois que se vendre est, pour moi, le plus pénible. Je suis une personne assez discrète. J’ai beaucoup de mal à me mettre en avant. C’est un très gros défaut lorsque l’on a envie de faire découvrir son univers. Mais j’y travaille 😉

 

7/ Avez-vous trouvé un éditeur à ce jour ?  Si oui, qu’est-ce qui l’a convaincu de vous éditer ? Si non, qu’attendez-vous d’un éditeur et quel message majeur souhaitez-vous lui faire passer ?

 

En exclusivité pour Pas Vu, Pas Lu, j'ai trouvé un éditeur et je peux vous annoncer la sortie prochaine du 1er tome de la saga « Une Ombre sur l’Univers ». Je ne peux malheureusement pas vous en dire plus, c'est une surprise. Ce qui l'a convaincu, un réel potentiel au niveau de l'histoire, une écriture cinématographique et une suite accrocheuse. 

 

8/ Avez-vous une idée précise de votre lectorat d’aujourd’hui et de ce que pourrait-être votre lectorat de demain ?

 

Pour « SG », je sais que mon lectorat se situerait dans la tranche d’âge 25/50 ans. Mais j’ai eu un couple de septuagénaires qui a adoré. Alors je pense que peu importe l’âge, on peut être embarqué par un auteur si l’histoire et les personnages nous accrochent.

Pour « Une Ombre sur l’Univers », il se peut que de jeunes adultes puissent aussi y trouver leur intérêt. Même si mes héros ont la trentaine. L’univers est riche et la pointe de fantasy peut les emporter…

 

9/ Pour beaucoup de gens, la science-fiction amène très souvent au cinéma. Pensez-vous que votre saga puisse trouver le chemin d’une adaptation cinématographique et pour quelles raisons ?

 

Ce serait vraiment prétentieux de dire : Oui, ça ferait une magnifique saga à l’écran. Le fait est que j’aimerais beaucoup un jour voir des actrices et acteurs, des êtres faits de chair et de sang, revêtir la peau de mes personnages. Je n’ai malheureusement pas les contacts pour cela, mais si un éditeur se penchait sur ce projet, je serais conquise.

Ce qui pourrait faire que ce doux rêve devienne réalité serait mon style d’écriture. Décrite par de nombreux lecteurs comme cinématographique. J’écris comme des séquences de film. Je multiplie les points. Les personnages principaux font l’histoire, mais les secondaires, n’attendent pas sans rien faire. Eux aussi ont leur importance et j’aime faire rejoindre tous ces points de vue pour arriver au bouquet final. Ce serait, je pense, le point fort pour essayer de convaincre un réalisateur. Mais tout ceci est très utopique pour le moment. Même s’il faut toujours se dire que tout est possible !

 

10/ Qu’est-ce qui, à ce jour, pourrait faire de vous une auteure comblée ?

 

Ce qui me comblerait serait de trouver une Maison d’Édition qui croie en moi et me fait confiance. Toucher plus de lectrices et lecteurs et pouvoir échanger avec eux sur leurs lectures et leurs ressentis. Pouvoir continuer à écrire ce que je j’aime et être lue.

Profession : Adjoint Administratif fonction publique hospitalière.

 

Bibliographie : « Silences Glacials » sorti le 14 novembre 2019.

(Disponible partout : Réseau traditionnel de librairies, Fnac, Amazon, etc.)

 

Pour en savoir plus sur Gwendoline; cliquer sur l'icone de votre choix !

 

 

gallery/silences-glacials

1/ Gwendoline, plutôt que de vous demander ce qui vous fait écrire, pouvez-vous, svp, nous parler de l’univers créatif dans lequel vous puisez l’inspiration de vos romans, de vos références littéraires et de cinéma ?

 

Je crois qu’il ne faut pas grand-chose pour que mon imagination se mette à bouillonner.

Pour mes choix de lecture, c’est au feeling. Je lis un peu de tout sauf la fantasy, les feel good, les biographies. Mais pour être honnête, je n’ai jamais été inspirée par un roman. Je me laisse porter pendant mes lectures et j’analyse beaucoup le style d’écriture. Il m’arrive de relire la même page dix fois parce que le passage m’a plu et que je le ressens comme un petit moment de grâce que l’auteur nous offre.

En revanche, une image, une odeur ou une musique et hop, je m’évade dans mon monde. Mon inspiration doit être reliée à ces sens…

Plus qu’un film, ce sera surtout une situation dans ce film qui allumera une étincelle. Cela peut être un décor, une relation entre deux personnages, une atmosphère psychologique particulière… Petit à petit, tout cela se mélange pour me donner des idées. Certaines que je garde, d’autres que j’abandonne. J’adore les univers de James Cameron, Georges Lucas, M. Night Shyamalan… Mes goûts cinématographiques sont surtout tournés vers la science-fiction, l’horreur, l’action ; des films qui bougent, mais qui ont une vraie histoire. Le côté psychologique aussi a son importance. C’est ce qui donne de l’épaisseur aux personnages, bref, indispensable…

 

La musique m’inspire énormément. Elle me permet de mettre le rythme dans mon écriture. J’écoute beaucoup de BO de film ou de jeux vidéo. Il y a des compositeurs extraordinaires comme Hanz Zimmer, Steve Jablonsky, Jospeh Trapanese et tant d’autres…

Parfois, l’inspiration me vient sans prévenir, sans stimulus particulier. Je crois qu’il y a trop de monde dans ma tête 😉

 

2/ Silences Glacials, votre 1er roman,  est plébiscité par vos lecteurs. Est-ce que cela vous a envoyée dans les étoiles ou gardez-vous les pieds sur Terre ?

 

En ce qui concerne « Silences Glacials », je dois dire que je n’arrive pas encore à réaliser. Évidemment que je rêvais d’être lue, mais lorsque l’on m’a proposé un contrat, je n’y ai pas cru, à tel point que je n’ai répondu que deux jours plus tard.

Mais ma vie d’auteur est en parallèle avec mon quotidien. Un travail, une fille de 10 ans, un mari, un chat… L’écriture est mon plaisir, mon loisir. Les retours de lecteurs me font à chaque fois quelque chose, mais il n’y a aucune raison pour que je change. Je suis juste Gwendoline, j’aime partager ce qui me rend heureuse : mes histoires et mes personnages. Donner de l’évasion aux lecteurs et échanger avec eux aussi simplement que possible. Je ne me perdrai pas dans le cosmos en me regardant le nombril 😉

 

3/ Ce succès a-t’il représenté le germe de votre nouvelle Saga «Une ombre sur l’Univers» ?

 

En fait, lorsque j’écrivais « Silences Glacials », j’écrivais en même temps un thriller fantastique. Et puis, arrivant à la fin de « SG », des personnages se sont imposés à moi… Alors, j’ai mis de côté le thriller et je me suis lancée dans « Une Ombre sur l’Univers », juste pour voir où cela allait me mener… J’écrivais donc un space opera sans avoir été éditée.

 

Saga
Space Opéra

I N T E R V I E W

11/ Lisez-vous vos collègues auteurs et quel regard avez-vous sur le genre science-fiction en général ?

 

Depuis la sortie de « SG », j’ai découvert un autre monde. Des gens qui aimaient les livres et les auteurs. Je découvre de nouveaux auteurs, j’aime entrer dans leur monde et voir ce qu’ils ont dans la tête (et parfois ça fait peur, mais dans le bon sens).

Je lis très peu de science-fiction. Je suis plus fantastique. Étrange n’est-ce pas pour quelqu’un qui écrit une trilogie dans le genre space opera. Peut-être est-ce pour ne pas me laisser influencer par un univers et le faire glisser dans le mien…

 

12/ Quelle est votre actualité ? Quels sont vos projets à court terme ?

 

Mon actualité est « Silences Glacials » en format poche en 2021, sortie retardée à la suite du confinement. 

Une fois la trilogie achevée, je reprendrai l’écriture du thriller fantastique que j’avais commencé et qui me supplie de continuer.

Ensuite… Eh bien on verra… Peut-être un roman SF se passant sur trois époques différentes… Allez savoir 😉

gallery/2z3wb

Une ombre sur l'Univers