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Biographie :

 

Caroline est née en 1984 dans une famille nombreuse et tumultueuse en région parisienne.

Son parcours de vie riche et sa passion depuis toujours pour la littérature et la philosophie ont développé chez elle, petit à petit, cette volonté d’écrire. Elle avoue également que cela aura été pour elle le plus fabuleux des antidotes pour lutter contre sa Dyslexie enfantine.

 

Elle a commencé à écrire dans son coin, sur quelques cahiers épars ici et là. Puis un matin, sans raison particulière, elle s'est lancée sur LinkedIn sans attente aucune si ce n'est celle de partager sa passion des mots et de la vie. 

Par la suite, Elle s'est lancée dans l’écriture de nouvelles et essaie de trouver le courage d’écrire son premier livre. Vous connaissez tous le syndrôme de l’imposteur. Elle se croit même en être le parfait exemple.

Sa vocation principale est avant tout de provoquer, à l’aide de l’écriture, quelques bulles de bonheur à ses lecteurs, quelques parenthèses inattendues dans leur quotidien surchargé. Une forme de retour à l’essentiel à l’essence même des mots.

 

Elle philosophe autant qu'elle s'amuse et c’est pour elle, la meilleure façon de soigner les maux par les mots.

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Caroline Martin-Chave

Auteure

 

Profession : Responsable du Service des Ressources Humaines

 

I N T E R V I E W

1/ Caroline, la co-fondatrice du Magazine, Christèle Deschamps,  nous a fait découvrir les poèmes que vous partagez sur le réseau Linkedin, pouvez-vous, svp, nous parler de la place que tient l’écriture dans votre vie et plus particulièrement la poésie ?

 

L’écriture a toujours été présente dans ma vie. Comme le remède que je n’attendais plus face à la Dyslexie. Comme une façon de partager mes petites luttes du quotidien. Les mots, leur richesse me permettent d’exprimer, de parler, parfois de l’inavouable, afin de le rendre beau. C’est aussi une façon de vivre dans le présent et de servir le passé.

Je remercie mes chers parents qui n’avaient de cesse de nous répéter lisez. Intéressez-vous. Soyez curieux de la vie. Des autres. Partagez. Développez votre imaginaire.

Et pour répondre à votre question principale. L’écriture fait partie de moi, j’écris sans cesse du soir au matin. Je m’accorde quelques pauses quand la feuille se fait blanche mais ma plume n’est jamais très loin. La poésie quant à elle est venue s’insérer dans mes proses naturellement. J’aime la musicalité des mots, leur donner un rythme. J’aime la poésie que je lis et relis avec plaisir. J’aime l’idée de laisser au lecteur le choix de leur interprétation grâce à elle.

 

2/ Ecrivez-vous uniquement des poésies ? Si oui, savez-vous dire pourquoi ? Si non, que signifie dans votre vie l’acte d’écrire ?  Comment définissez-vous l’auteure que vous êtes ?

 

Je n’écris pas uniquement des poésies. J’ai démarré par de la prose. J’écris également des nouvelles mais je trouve que la poésie est la meilleure façon de rendre hommage aux mots ainsi qu’à leur musicalité.

Pour moi, l’acte d’écrire c’est avant tout l’acte de donner de partager des bouts de soi. Je me définirai comme quelqu’un de profondément altruiste. Qui aime partager et apporter un peu de sa lumière à travers l’écriture. Je pense sincèrement que les mots servent à faire passer des messages, à libérer les cœurs, à déverrouiller les âmes. L’acte d’écrire c’est pour moi l’acte de laisser une trace derrière soi pour avancer vers soi.

Besoin...un

 

Nul besoin de te dire à quel point tu comptes.
A mes yeux épris qui se délectent de ton être à l'infini.
Nul besoin de préciser à quel point tu me manques.

Dans cette accoutumance qui m'électrise.
Nul besoin de croire que de toi je peux me passer.
Sans supposer opposer mes effets dépassés.
A défaut de t'apercevoir dans mes songes.
Je me ronge les sangs quand je songe à..
Ces avilissantes pensées qui provoquent ma déshérence.
Nulle intention d'espérer t'oublier à point nommé.
Toi et le parfum de ton être qui me met en émoi.
Je m'aperçois bien malgré moi que tu es là.
En substance sans apparence mais bien là..
Comme marqueur indélébile à mon cœur.
Qui réclame sa dose d'opium.
Toi et l'effluve de tes cendres qui me guident vers mon moi profond.
Comme une course incessante au graal que tu fais de moi.
Comme un besoin de renaître à chaque fois avec toi.
De toi à moi ce besoin ne cessera et se renouvellera sans cesse.
Dans les caresses incessantes de nos âmes s'unissant.
Dans nos cœurs épris annihilés à l'idée d'espérer guérison.
Avec ce besoin de vivre de toi à moi avec déraison.

3/ Que trouve-t’on  dans chacun de vos poèmes, humeur, révolte, philosophie, analyse, autres ?

 

On trouve un peu des quatre. Mais surtout beaucoup d’amour et de partage de nos petits bobos communs du quotidien. Mais je crois que ce qui les définit le mieux est l’espoir.

 

4/ Vous accompagnez souvent vos poésies d’une peinture, pour quelles raisons ?

 

Pour moi l’un ne va pas sans l’autre. Je suis une passionnée d’art et de peinture notamment de street art. Et j’adore l’idée de valoriser des artistes peu connus parfois. J’ai ce sentiment que ces peintures offrent un supplément d’âme à mes mots.

 

5/ Nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui répondent ou commentent vos écrits, qu’éprouvez-vous à lire leurs réactions ? L’envie de partager est-elle prédominante lorsque vous écrivez ? Si oui, pour quelles raisons ?

 

Je suis toujours agréablement surprise par les commentaires sous mes textes. Je reçois comme une immense dose d’amour au quotidien. Je discute avec de nombreuses personnes par message privé. Et j’espère être en capacité de leur apporter quelques réponses dans leurs situations de vie parfois difficiles. J’aime aider partager depuis toujours. Cela fait partie de mon ADN. Je le fais au quotidien à travers mon métier. Et l’écriture en est la continuité plus que passionnante.

 

6/ Pouvez-vous, svp, nous en dire plus sur ce qui a déclenché l’écriture de «Enfer-mais..enfermé..» et plus généralement ce qui peut représenter chez vous la genèse d’un nouveau poème ?

 

L’écriture du poème « Enfer-mais..enfermé » a été déclenché par le confinement et ce sentiment d’enfermement qu’il a provoqué chez de nombreuses personnes.

La genèse d’un nouveau poème est très souvent provoquée par mes observations ou des instants de vie. Parfois par mon passé familial quelque peu chaotique.

Il n’y aucune règle pour moi les mots sortent très naturellement sans réellement y réfléchir. Parfois je n’écris pas une ligne pendant un mois et parfois cinq poèmes en 24h. Aucune règle en définitive donc.

Douce Secousse

 

Douce que tu es..
Secousse que tu provoques..
Dans mon âme qui me pousse vers ta..
Frimousse que tu révèles..
Mais ouf quand tu es là..
Je me sens complet avec toi..
Bouche d'où sortent tes mots..
A l'infini qui m'éclaboussent..
Par leur beauté sans esbroufe..
Retouche, tu n'en as pas besoin..
Farouche tu te fais pour les inconnus..
Éclabousse, la sentence de tes yeux qui..
Épousent ton visage heureux..
Et tes courbes délicieuses..
En mère sûrement un exemple..
Louve et douce, tu es protection..
Pour leur montrer ce qui te pousse..
A partager pour t'élever...
Au-dessus de la meute des loups..
Furieux et impétueux..
Mais toi tu fais ouf..
La différence par..
La déferlante de tes mots..
Respectueux de ces autres..
Bien-heureux de te lire..
Avec ta touche à toi..
Allez oust à cette liste non exhaustive..
Oust et ouf à la fois..

7/ Envisagez-vous la publication d’un recueil ?

 

J’adorerais ça. Mais le temps ou le manque de courage m’en empêchent parfois.

 

8/ Ecrivez-vous autre chose que des poèmes ?

 

Oui, des nouvelles et un livre très prochainement.

 

9/ Quel(le)s sont les auteur(e)s qui vous ont marqué en tant que lectrice ? Pour quelles raisons ? Est-ce que certains vous ont donné l’envie d’écrire, si oui, lesquel(le)s et pourquoi ?

 

Ils sont si nombreux.. Patrick Süskind, Alain Fournier, Zola, Ana Gavalda, Romain Gary, Delphine de Vigan, Paulo Cohelo, Tatiana De Rosnay, Michel Houellbecq, Joël Dicker, Katherine Pancol

Ils sont si nombreux. Je lis de tout vraiment.

Poésie : Balzac, Beaudelaire, Rupi Kaur, Jean-Paul Sartre, Antoine de Saint-Exupéry,  Albert Camus…

Mes deux principaux livres de chevet resteront Le parfum et le grand Meaulnes. Les livres m’interpellent avant tôt pour les sensations qu’ils provoquent chez moi. La façon dont l’imaginaire fourmille. Je ne saurais les départager. Je découvre des auteurs différents chaque mois.

 

10/  Quel est votre rapport au livre, en tant qu’objet, et aux livres, en tant que lectrice ?

 

Le livre en tant qu’objet fait partie de moi au quotidien. Il y a toujours une pile d’au moins 10 livres différents qui traîne sur ma table de chevet.

 

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