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Biographie : 

 

Cécile est née en Franche-Comté il y a quarante-six ans. Elle y a grandi. Mariée, elle y vit toujours, avec son mari et leurs deux enfants de 18 et 20 ans. Passionnée de lecture, d’écriture, de chevaux et de chant, Cécile a pratiqué (et pratique encore) toutes ces activités, mais l’écriture est devenue un besoin essentiel et une affaire sérieuse courant 2008.

 

Bibliographie :

 

Ève aux sables dormant : roman assez court, entre fantasy, science-fiction et romance. Publié en 2015 chez L’Ivre-Book puis réédité (autoédition) en 2020

 

Nordie : Romance médiévale fantasy. D’abord publiée en deux tomes chez L’Ivre-book, puis réédité en 2019 en un seul tome aux éditions du Vénasque

 

Mes états d’Ama : recueil de nouvelles (contes pour adultes) fantasy, fantastique, science-fiction, féérie, romance… dont les héroïnes sont des femmes.

 

Plusieurs nouvelles ont été publiées dans diverses anthologies, chez plusieurs éditeurs.

 

Deux recueils de poèmes autoédités : Je T’aimerai… (poèmes d’amour) et Obscurcies

 

Cécile Ama Courtois

Auteur

I N T E R V I E W

 

1/ Cécile, vous avez ouvert la catégorie «Fantasy» de la plateforme www.pasvupaslu.com avec « La délégation» le premier tome d'une trilogie Fantasy intitulée : le conte des sept Chants. Qu’est-ce qu’un ouvrage Fantasy ? Comment situez-vous votre trilogie dans ce genre littéraire ?

 

Contrairement à mes autres romans, qui flirtent avec différents genres, ou sous-genres, littéraires, on peut qualifier le conte des sept Chants de pure fantasy.

Un roman fantasy se déroule généralement dans un monde complètement créé par l’auteur, sauf en fantasy urbaine où l’histoire peut prendre place au moins en partie dans notre monde « réel ». Le Seigneur des Anneaux est un parfait exemple de fantasy classique, et Harry Potter de fantasy urbaine, par exemple.

En fantasy, on rencontre souvent de la magie, sous une forme ou une autre, des créatures surnaturelles, créées par l’auteur ou mythes revisités.

C’est le cas dans le conte des sept Chants où j’ai pris un immense plaisir à donner vie à des elfes, des dragons, des licornes, des nains et toutes sortes de créatures que tout le monde connaît… mais en les assaisonnant avec ma propre poussière d’étoiles. J’ai fait le choix de reprendre les principaux fondamentaux du genre : un héros avec des compagnons, un voyage initiatique, une quête, un grand méchant, le sauvetage de l’univers…tout en saupoudrant mon récit de modernité, de sensualité, de scènes violentes et cruelles aussi. Ce n’est pas un roman jeunesse !

 

2/ Vous êtes-vous nourrie de lectures Fantasy et des maitres en la matière pour écrire votre trilogie ou pas du tout ? Pouvez-vous nous dire, svp, par quoi tout a commencé pour vous ?

 

Oh oui, j’en ai lu !! Des centaines ! Je m’en suis nourrie et abreuvée depuis l’enfance ! Petite, je racontais à mes sœurs que j’étais la reine des fées et que chaque nuit, je retournais en Faërie. Je n’ai pas changé…

Oui-oui au pays des jouets, c’est déjà de la fantasy. En grandissant, mes lectures ont grandi avec moi et j’ai élargi mes horizons, néanmoins la fantasy (ou les littératures de l’imaginaire, je préfère, c’est plus large) est toujours restée ma base.

Cependant, ce qui a été le déclic pour commencer à écrire de manière sérieuse et à me lancer dans un roman en vue de le publier, c’est le constat frustrant que je faisais de plus en plus du manque de féminité dans la fantasy.

Jusqu’à il y a quelques années, c’était un genre presque exclusivement masculin, machiste et très pauvre en émotions et en sentiments. En tant que lectrice, je n’y trouvais plus mon compte. J’avais besoin d’histoires, de héros et de situations dans lesquelles me reconnaître… donc j’ai décidé de les écrire. Je n’ai pas été la seule dans ce cas, puisqu’on voit fleurir les romans de fantasy féminine depuis une dizaine d’années, à mon plus grand bonheur.

 

 

 

F A N T A S Y

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3/ Avant d’être un prince lycante, d’où vient Edoran, de votre imaginaire, de votre enfance, d’un rêve inavoué, autres ?

 

Pour tout vous dire, les premières ébauches du conte des sept Chants, en 2008, s’appelaient « les chroniques d’Alorée ». Tout avait commencé avec un poème qui contait la solitude d’une princesse elfe. Elle rêvait de liberté, ne supportait plus le faste et le protocole de la cour… Un jour, un émissaire loup-garou (devenu ensuite lycante) se présente au palais et elle tombe sous le charme sauvage de cet homme. Les amours impossibles, les bad boys au cœur tendre, évidemment pour une midinette comme moi, c’était la motivation idéale pour mélanger enfin fantasy et romance. C’est au fil des années de travail qui ont suivies, des multiples remaniements de l’histoire, que petit à petit, Edoran a pris tournure. De personnage secondaire, il est devenu le héros.

 

4/ A quelle époque de votre vie, l’aventure Fantasy a-t’elle commencé ?

 

Je pense être née avec, vraiment. L’imaginaire est probablement la part de ma nature la plus solide et la plus imposante. Celle que nul ne pourra jamais m’enlever.

La décision d’écrire MA fantasy est apparue à une époque de ma vie où je sentais que je faisais fausse route. Je m’étais, depuis plusieurs années, consacrée corps et âme à mon travail, ma maison, mon mari, mes enfants… j’essayais d’être la bonne petite épouse que toutes les petites filles sont éduquées à devenir. Mais je m’étiolais. J’étouffais. Je n’étais plus vraiment moi. Écrire de la Fantasy m’a reconnectée avec moi-même et je me suis remise à respirer.

 

5/ A quel âge avez-vous posé votre première ligne d’auteure ? Pour quelles raisons et avec quelles intentions ?

 

C’est toujours la même réponse : en 2008 j’avais 34 ans. Je me suis (re)mise à écrire parce que j’avais besoin de me retrouver, que j’avais des choses à dire et que je souhaitais partager avec d’autres ma vision de la fantasy. J’ai écrit pendant toute mon adolescence, mais ce n’était alors pas dans le but d’être éditée.

 

6/ Avez-vous un livre culte qui aurait déclenché chez vous l’envie d’aller plus loin, d’écrire ? Si oui, lequel ?

 

Le Seigneur des Anneaux, bien sûr. C’est un peu la bible des auteurs de fantasy : l’univers créé est hallucinant, le travail de fond sur les elfes, les langages… c’est juste incroyable ! Mais celle qui m’a peut-être le plus poussée à sauter le pas, c’est Leigh Eddings. Pour ceux qui ne connaissent pas, Leigh est l’épouse de David Eddings, très grand auteur de fantasy, notamment de La Belgariade, La Mallorée, les trilogies des Joyaux et des Périls, etc.

Un jour, j’ai appris que Leigh avait activement prit part à l’écriture de ces chefs d’œuvres mais qu’il avait fallu attendre de nombreuses années avant que son nom soit mentionné sur la couverture. C’est notamment à elle que l’on doit le personnage de Polgara la sorcière, qui est l’un de mes personnages préférés dans toute la littérature. Cette criante injustice misogyne a un peu mis le feu aux poudres…

 

7/ Quelle idée personnelle avez-vous d’un roman Fantasy ? Êtes-vous, pour son écriture, obligée de répondre à des règles strictes ou bien le genre est ouvert à 360 degré ?

 

Je dirais 50/50… Il y a des règles à respecter pour ne pas tromper, ou trahir le lecteur. Comme la création d’un univers, ou au moins d’une société, d’une espèce. Un roman qui se passerait dans notre monde, sans rien de vraiment différent de la réalité et qui serait appelé fantasy serait pour moi une hérésie. Mais à part cette base fondamentale, pour le reste, je dirais que c’est open bar ! J’adore mélanger les genres, surprendre, adapter, malmener… L’écriture, c’est comme la cuisine. Il y a la recette, et il y a la création.

 

8/ Les premiers commentaires mis en ligne sur la plateforme sont plutôt très encourageants, qu’est-ce que cela vous inspire ? Avez-vous une idée précise du lectorat à conquérir.

 

J’ai de grandes ambitions. J’aimerais amener vers la fantasy des personnes qui pensent ne pas aimer ça, ou qui en ont eu une mauvaise expérience en s’attaquant trop tôt à trop compliqué. Et j’aimerais amener vers la lecture des gens qui ne lisent pas.

C’est un pari que j’avais déjà réussi avec Ève aux sables dormant et que j’aimerais renouveler avec le conte des sept Chants, qui est un plus gros morceau. Mais ça vient… doucement.

 

9/ Qu’aimez-vous dans le métier d’auteur ? Que trouvez-vous très difficile ? Qu’aimez-vous le plus ?

 

Dans l’ordre chronologique, ce que j’aime, c’est quand l’histoire commence à se former dans ma tête, quand je laisse mûrir les idées et que je commence à dessiner les axes de ce que sera l’histoire. Ensuite, après la longue et fastidieuse phase de recherches et d’écriture, j’aime la phase de travail avec ma correctrice : peaufiner, fignoler, approfondir, lisser, parfaire… c’est difficile, mais tellement satisfaisant !

J’aime « fabriquer le livre » : mise en page, choix des polices, agencement des chapitres, couverture, etc. Même si c’est parfois un vrai casse-tête.

Après, ce que j’aime par-dessus tout, c’est les salons : la rencontre directe avec les lecteurs, les retours de ceux qui ont déjà lu certains de mes titres, c’est réellement pour ces moments-là que j’écris.

À l’inverse, ce que j’aime le moins, c’est le fastidieux et écrasant parcours de promotion. Dans un monde idéal, l’auteur écrirait un livre et les éditeurs, lecteurs, libraires, chroniqueurs, etc. se chargeraient de le promouvoir… malheureusement l’auteur se retrouve la plupart du temps tout seul pour essayer de faire connaître et vivre son livre.

 

10/ A quelle date avez-vous prévu de sortir le tome 2 de votre trilogie ? Pouvez-vous nous donner en exclusivité quelques informations sur le titre ou le contenu ?

 

Le tome 2, intitulé La Quête, est sorti le 26 août dernier. Il est disponible en broché et en numérique, aux mêmes conditions que le tome 1.

Voici le résumé du tome 2 :

 

Ce second tome de la trilogie marque le début de la quête des sept Chants sacrés de l'Unique.

Après l’attaque de l’Ombre, et l’invasion puis le siège des Hordes de Mörk Örn, tout espoir semble perdu en Edheldôr. La promesse du Seigneur Elgard de rassembler une armée de coalition au sein des peuples de l’ouest permet à peine de songer à un éventuel salut. Mais dans combien de temps ?

Et combien de temps avant que Gahavia tout entière devienne la proie du Seigneur Noir, replongeant l’Ambar Neldëa dans le chaos et les ténèbres ?

À moins qu’une étrange mélodie… Trois champions… Sept gardiens… Un mage et un oracle…

 

Mais, si vous voulez des confidences, je peux vous dire que le tome 3 sera encore plus épique, qu’il est en cours d’écriture et qu’il devrait être prêt à sortir dans le courant du premier trimestre 2021.

Il s’intitulera : L’Harmonie.

 

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